Archive pour la catégorie ‘à voir’

la gastronomie et le web : quelles relations ?

Article de Geofood sur le site legout.com :

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La Semaine du Goût en Sorbonne

Pour la deuxième année consécutive, une opération « chef sur le campus » a été organisée par notre association en partenariat avec la Semaine du Goût le 13 octobre dernier.
Le fromager de Fauchon, François Robin, a animé pendant deux heures, en compagnie du géographe de l’alimentation, Vincent Moriniaux, un événement gourmand 100 % fromages.
Grand succès cette année encore ! Malgré la grève, les étudiants étaient au rendez-vous !semainedugoût2010

Ze Wodka War

C’est quand Maria, l’atout charme du bureau de l’asso, nous a sorti sa petite vodka made in St Petersbourg pour le dessert qu’on s’est dit que ça n’avait tout de même rien à voir avec la pauvre Smirnoff qu’on dilue dans du applejuice de la marque au « pouce vert » pour soirée où l’ethylisme est de rigueur.
Au même titre que le pétrole ou le gaz, la vodka est devenue une véritable monnaie d’échange au doux parfum de pouvoir et de gros sous. Longtemps elle fut associée au poivreau russe aux joues roses nostalgique de sa carrière dans la marine soviètique et frequentant les bars un peu sordides de la péripherie moscovite.
Popopo, la vodka c’est un art de vivre plus classe !
Son origine nous vient d’ailleurs d’une terre plus catho qu’orthodoxe : La Pologne. Bien que contestée par les russes, la Wodka polonaise c’est la babushka de la gnôle pour les puristes.
alors Vodka ou Wodka ?
On a déniché pour vous un reportage sur la mise en bouteille des relations russo-polonaises réalisé par le correspondant suédois du magazine décalé Vice, qui semble desormais être calé sur autre chose que la musique électro ou l’art trash berlinois.
Un reportage où humour, impro et vrais rencontres font bon ménage.

Na Zdrowie !

J.L

Rencontre littéraire et gourmande à la bibliothèque Drouot

La bibliothèque Drouot fait découvrir son répertoire de contes gourmands aux petits et grands le mercredi 16 décembre à 17h.

Quand la gourmandise s’en mêle
Un répertoire de contes gourmands qui évoque aussi le besoin vital de manger.
Le plaisir du goût et la sensation de faim vont se côtoyer
Dans des histoires burlesques, émouvantes et gustatives.
Comme au restaurant,
Un menu gastronomique est proposé : le plaisir de sentir l’odeur d’une soupe au caillou, de déguster ou de s’empiffrer une religieuse au chocolat !!
Et d’imaginer Cortèse gagner son repas à la course.
Sirène Conteuse raconte pour un large public à la bibliothèque Drouot
Le mercredi 16 décembre à 17h

Réservation auprès de la bibliothèque : 01 42 46 97 78
11, rue Drouot (2e étage) Paris 9e

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Roule ma poule!

Urbam’s et Geofood organisent une conférence-démonstration le mercredi 9 décembre à 18h en salle 306 à l’Institut de Géographie (191 rue Saint Jacques) sur un produit prestigieux, la Volaille de Bresse : un film d’une dizaine de minutes sera projeté et sera suivi d’une conférence de Marie-Paul Meunier, du comité inteprofessionnel de la Volaille de Bresse. Elle sera accompagnée d’une éleveuse qui nous montrera l’un des secrets de la Volaille de Bresse, la technique du « roulage ». Cet événement vous est offert mais il est indispensable de s’inscrire : geofood.sorbonne@gmail.com

poule

GastroBlog Fair !

Le temps d’un week-end la communauté virtuelle des gastronomes s’est rassemblée à Soissons pour le salon du blog de cuisine. Oui oui ça existe !
Les blogs culinaires pullulent sur la toile, la sauce prend et les chiffres le montrent : les principaux blogs de cuisines sont visités quotidiennement par 5 à 10 000 visiteurs. Les audiences mensuelles vont donc jusqu’à 300 000 visiteurs.


L’audience touchée par ces blogueurs est certainement supérieure à3 millions de personnes francophones par mois.

Les blogs semblent devenir une alternative concurrençant de près les livres de recettes…
La blogosphère devient surtout un nouveau territoire d’expression pour la gastronomie contemporaine. Plus de 600 aujourd’hui, les blogs trouvent un écho en particulier dans le public féminin. Testées entre copines les recettes se retrouvent sur papier virtuel devenant livre intime d’une histoire culinaire propres à chacunes ( ou chacun evidemment ) S’occuper de soi tout en créant des liens, voilà la force des blogs culinaires. Cette nouvelle façon de transmettre la cuisine a sans nul doute de beaux jours devant elle.

Mais alors à quoi ressemble un salon du blog gastronomique ?
eh bien à pas grand chose..
Lancé par les étudiants du Lycée Hôtelier de Soissons et en partenariat avec le blog leader dans le domaine « 750grammes.com », le salon est semi-professionel donc pas ouvert à tout public.
Cette année 120 bloggeurs passent du virtuel au réel réalisants recettes sur recettes durant deux jours, et ce pour le plus grand bonheur du blog du salon lui même, devenu 3eme blog culinaire le plus frequenté grâce aux nombreux posts le concernant.

Le salon est donc avant tout un salon de rencontres pour les passionnés de tambouille et utilisateurs invétérés du blog system.
La cuisine c’est fédérateur, on le sait bien.
alors même s’il semble un peu fermé voire trop communautariste, finalement c’est le genre d’evènement au cours duquel on finit par se dire, ..ah et puis pourquoi pas moi ?

à vos souris et vos casseroles !

Blogissimement vôtre
J.L

Sur la plage abandonnée…

C’est décidément la saison de l’alimentaire dans la sphère artistique !
Après que le 104 ait mis à l’honneur la gastronomie durant la FIAC ( voir post précédent ), voilà que Bercy Village y va aussi de son exposition. Pour la première fois est lancé le Festival International de la Photographie Culinaire jusqu’au 15 novembre.

festival-culinaire

Le principe ? Chaque photographe sélectionné présente 3 clichés sur le thème « Poissons, coquillages et crustacés » qui d’ailleurs nous rappelle que la pasonaria des animaux est toujours exposée à Boulogne..
Sous la toque du multi-stellaire Guy Savoy, grand prix et prix du public seront décernés devant le gratin du monde de la photo et de la gastronomie.
Première mondiale donc, qui prend place à Paris, chose évidente quand on sait qu’il s’agit de la capitale de la gastronomie. Lieu de naissance des restaurants et de l’art de la table, Paris c’est construite une mémoire gastronomique depuis le 19eme siècle entrainant avec elle le pays tout entier et forgeant une réputation de fins gourmets.
C’est également à Paris que l’art photographique a fait ses premiers pas en Europe dés 1920. Lieu de refuge politique, c’est durant l’entre deux guerres que les écoles de photo parisiennes se développent, modernes et avant-gardistes.
Deux univers qui font que Paris se devait d’être le lieu privilégié d’un tel événement.

Récemment arrivée sur le devant de la scène la photographie culinaire devient de plus en plus un domaine d’expression inévitable. Mais la nourriture n’est pas un modèle sage et discipliné ce qui fait de l’activité un champs délicat de la photographie. La mousse se tasse, le fruit s’oxyde, la glace fond, le poisson luit etc..

Une exposition fraîche et sans prétention, de qualité et qui donnera sans doutes l’envie aux plus curieux de s’essayer à une gastronomie plus architecturale ou tout simplement originale visuellement.

Exposition gratuite.
A déguster avec les yeux..

J.L

Mon boucher est un artiste

Peut être aurez vous reconnu ce slogan publicitaire qui, durant les années 90, ornait si bien les vitrines de nos chers découpeurs de carcasses.
Carcasses également, les écorchés-morts de l’exposition polémique « Our Body, à corps ouvert », où le slogan aurait pu réapparaitre sous une autre forme : « Mon artiste est un boucher ».

Travailler la chair et travailler l’art.
Travailler la nourriture et travailler le discours.

La gastronomie, territoire d’expression artistique ?
burger-shoe

Ce week end avait lieu la Foire Internationnale d’Art Contemporain à Paris, pour l’occasion Slick un groupe d’événementiel culturel a organisé au 104, le nouvel établissement culturellement décalé de la capitale, de nouvelles rencontres artistiques sur divers thèmes.

Un thème en particulier nous a interpellé : L’art et la gastronomie : un mariage de passion
Un sujet stomachiquement hype abordé dans la « Factory » parisienne : on ne pouvait que valider l’initiative et se hâter à la performance gastronomico-alternative.

La conférence réunissait quelques personnalités comme par exemple l’artiste plasticien Philippe Mayaux qui présenta sa série « savoureux de toi » sur l’anthropophagie gourmande ou quand l’amour et l’érotisme rencontrent l’appétit et la cuisine. Influencé par les livres de cuisines depuis toujours, l’artiste nous a presenté une réflexion pertinente sur une résonnance entre le corps et les aliments, les organes et les saveurs…
Dans un autre genre Marc Bertillot, designer culinaire et gastronome assumé, retravaille les textures, les rituels de repas etc.
Si l’on considére la cuisine comme une discipline il est vrai qu’elle est l’une des dernières à avoir eu recours au design. Comme le rappelle l’artiste « Le designer se doit de recodifier la cuisine, l’analyser différemment du principe empirique des recettes. Tout est possible. L’intérêt est d’avoir des visions et des positionnements différents, créer de nouvelles façons de voir les choses. »

Alors quelle est la place de la cuisine dans l’art ?.
Les nouveaux territoires gastronomiques se trouvent ils dans la creation artistique ?
Si l’on considère la gastronomie comme un creuset pour l’imagination, il est certain que les arts plastiques, de rue, de scène etc..permettent de défricher des territoires culinaires nouveaux.

L’art de la table…l’expression est connue, et vérifiée.
Les pâtissiers sont parfois de vrais génies ! Et parfois même, ils font du « Food Art » sans le savoir, c’est à dire prendre la nourriture avant tout comme un matériau artistique.

Mais si la création culinaire peut ouvrir de nouveaux espaces, perspectives, faut il pour autant considérer que art et gastronomie font toujours bon ménage ? Les chefs sont ils tous des artistes? moins sûr..
La relation étroite et amoureuse entre l’art et la gastronomie, nous laisse rêveur. artiste-cuisto, cuisto-artiste..tout cela réside dans une démarche culturelle où le fait culinaire serait penser et travailler comme la danse ou le cinéma avec autant de respect et d’innovation possible par leurs pères.

N’omettons pas la dégustation imprévue de Vin du Jura qui, comme un cheveu sur la soupe, nous rappelle que la cuisine quand elle n’est pas art reste artisanat et la création culinaire plus modeste est toujours un bien bel ouvrage !

Coup de coeur pour le site de Marc Bertillot : http://www.marcbretillot.com/

J.L

Blogissime

Nouvelle rubrique !
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Désormais, chaque semaine nous vous ferons découvrir un blog sur l’alimentation ou la cuisine qu’il nous semble bon de vous faire partager de par sa démarche originale et son intérêt pour la gastronomie.
Cette semaine, une fois n’est pas coutume, vous aurez droit à deux sites anglophones !

Ces blogs sont réalisés par deux étudiantes américaines passionnées de cuisine et résidant à Paris pour leurs études en Culture Française.

http://cookingforoneinparis.blogspot.com/ Sur son blog Ashley crée et reprend des recettes, nous livre ses inspirations, ses découvertes et nous rappelle la pertinence de l’utilisation des produits de saison. Agréable et ludique, ce charmant journal de table virtuel, dans lequel on retrouve même les dires de Brillant-Savarin, est conseillé pour tout les gourmands que la fourchette démange.

http://cookingforoneinparis.blogspot.com/ Carly, quant à elle, nous livre un site où les mots tiennent autant d’importance que les mets. Au travers de ses expériences avec la foisonnante gastronomie française cette gastro-bloggeuse nous invite à une approche « littero-culinaire » de sa passion, non sans esprit et qualité. Un blog à lire sans modération aucune !

Enjoy !

J.L

Choco Loco !

Pour la 15éme édition du Salon du chocolat à Paris, on ne change pas une recette qui gagne : dégustations, grands chocolatiers, innovations et défilé de mode.

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Du 14 au 18 octobre la gourmandise est en fête.
Antidépresseur, aphrodisiaque, énergétique, bon pour la santé, source de plaisir..le chocolat est décidément un produit merveilleux ! Les organisateurs le savent et n’hésitent pas a fixer un prix d’entrée un peu corsé pour trois carrés de chocolat et un défilé plus intriguant qu’intéressant devenue la vraie attraction du salon. Par la suite on tempère son propos quand on comprend que l’événement permet de récolter des fonds pour la Fédération  » les voix de l’enfant » afin d’apporter des tonnes de chocolat aux enfants malades et défavorisés… je fais donc une bonne action en voulant me gaver de cacao..?

Mais ne fustigeons pas cette célébration du chocolat trop hâtivement, le salon se veut aussi ludique et créatif. En effet grâce à un mini musée ainsi que la présence de quelques producteurs ( pas les plus artisanaux bien sûr ) on (re)découvre l’histoire ancestrale de ce produit des plus culturel. De plus, grâce à la « Chocosphère », des conférenciers proposent de débattre sur quelques sujets comme chocolat et santé ou chocolat et développement durable.
Pédagogique également, le salon offre des ateliers de créa-dégustations pour les plus petits, une éducation au goût à laquelle nous autres Géofoodiens sommes sensibles.

Parce que cela reste un produit gastronomique, des démonstrations culinaires de chefs ou jeunes marmitons se réalisent tout au long des journées, de bonnes occasions de noter quelques recettes chocolatées originales.

On est d’accord, chacun y trouve donc son compte…alors pourquoi moi, je rentre insatisfait ?
Peut-être parce que je croyais tomber sur le salon des « chocolatiers indépendants » et qu’a par Jeff de Bruges, Nestlé, la Maison du Chocolat et tutti quanti..pas vraiment de représentants de catégorie artisanale.. Un salon bien trop commercial a mon goût, mais c’était à craindre.

Donc reprenons, en réalité on ne fête pas le chocolat, on le vend. Pas vraiment la foire à la dégustation. Rajoutez à ça une ambiance de supermarché le vendredi aprés-midi..et vous aurez compris : le salon du chocolat c’est pas pour les gastronomes..

Malgré tout de bonnes surprises peuvent nous attendre, du chocolat au piment d’Espelette par exemple ou de drôles d’innovations afin de joindre l’inutile à l’agréable comme le Whiff, inhalateur de chocolat ou comment avoir l’air idiot en faisant mine de fumer du cacao.. ( photo ci-contre )
Le Whiff ou l’expérience sensorielle qui nous donne l’illusion d’une saveur sans la contenance.
WHIF - Paris
Pour finir le Salon du Chocolat reste tout de même un moyen de rencontrer des professionnels et des passionnés.
Le salon reste lieu d’échanges, valeur première dans le Gastromonde !